13ème Conférence internationale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme

13ème Conférence internationale des Institutions Nationales des Droits de l’Homme

by Matthieu Stolz octobre 15, 2018

Dans le cadre d’une mission de rédaction pour le compte d’Ensemble Contre la Peine de Mort, d’un guide de bonnes pratiques sur l’abolition de la peine de mort à destination des Institutions Nationales des Droits de l’Homme (INDH), je fus amené à participer à la 13ème Conférence internationale des INDH, qui s’est tenue du 10 au 12 octobre 2018 à Marrakech.

Organisée conjointement par l’Alliance mondiale des institutions nationales des droits de l’Homme (GANHRI) et le Conseil national des droits de l’homme du Maroc (CNDH), avec la collaboration du Haut-Commissariat des Nations Unies aux droits de l’Homme, cette édition avait pour thème : “Élargir l’espace civique, promouvoir et protéger les défenseurs des droits de l’homme, avec un accent spécifique sur les femmes: le rôle des institutions nationales des droits de l’homme ”.

A cette occasion, en ouverture de la conférence, Driss El Yazami, président du CNDH a fait remarquer que « malgré les défis, de nombreuses institutions nationales des droits de l’Homme sont devenues un réel acteur de changement dans leur pays ».

Le 10 octobre étant la journée mondiale contre la peine de mort, il était également important de rappeler lors des groupes de travail et des rencontres bilatérales, que la peine de mort fait intégralement partie du mandat des INDH dans leurs activités de promotion et de protection des droits de l’homme. A ce titre, il convenait de plaider –entre autres- pour le vote de la résolution des Nations Unies appelant à un moratoire universel sur l’application de la peine de mort et l’adhésion au deuxième protocole facultatif se rapportant au Pacte international relatif aux droits civils et politiques, visant à abolir la peine de mort de 1989.

Par ailleurs, une résolution finale (la déclaration de Marrakech) fut adoptée lors de la session de clôture de la conférence. La déclaration rappelle notamment que « les défenseurs des droits de l’homme ont un rôle positif, important et légitime à jouer à la réalisation de tous les droits de l’homme, aux niveaux local, national, régional et international, relatif aux droits civils et politiques » (§9) et que parmi eux, les femmes sont plus vulnérables car elles « peuvent faire face à la discrimination et à la violence basée sur le genre , pas seulement par des agents de l’État mais aussi par des acteurs privés qui peut prend la forme d’intimidation, de menaces et de violence sexuelle. Cela peut aussi arriver dans leurs propres organisations, mais aussi au sein de leurs communautés et dans leurs familles » (§14). Le texte complet de la déclaration est disponible : ici (en anglais).

Voici quelques tweets publiés à cette occasion :

 

 

Social Shares

Subscribe for FREE Marketing Pro Newsletter!

Subscribers get the best curated content for you

Related Articles

Leave a Comment

Your email address will not be published. Required fields are marked *